Radiologie interventionnelle veineuse

Description de l’examen

Cette technique consiste à positionner un petit ballon au sein de la veine au niveau du rétrécissement ou de l’occlusion, à le gonfler pour ré ouvrir la veine puis à le retirer. Ce ballon est introduit dans la veine à travers la peau, en passant par une veine du cou et/ou du pli de l’aine.

Pourquoi vous proposer une dilatation veineuse?

Le plus souvent, la dilatation veineuse est proposée dans le cadre d’une maladie veineuse chronique provoquée par des séquelles de phlébite. Le caillot peut se transformer en tissu cicatriciel mais ne s’élimine pas complètement. Il persiste alors un obstacle gênant le retour veineux.

Les symptômes du syndrome post-phlébitique sont :

  • Des douleurs de jambe à type de lourdeurs, de fatigabilité, aggravée par la station debout. Elle est améliorée par le mouvement actif des jambes, l’allongement, la surélévation des membres inférieurs et la contention veineuse.
  • Un œdème des chevilles et jambes prédominant en fin de journée.
  • Des dilatations veineuses sous cutanées
  • Des anomalies cutanées
  • Un ulcère veineux.
  • Des fourmillements ou un prurit (envie de se gratter).

En plus des traitements par bas de contention et par médicaments, il est parfois indiqué de “déboucher” la veine.
Dans d’autres cas, la dilatation veineuse vous est proposée pour ouvrir une veine iliaque coincée entre la colonne vertébrale et l’artère iliaque(syndrome de Cockett) ou la veine rénale gauche coincée entre 2 artères (syndrome de casse-noisette).

Le syndrome de Cockett peut engendrer un gonflement du membre inférieur du côté du rétrécissement, des varices pelviennes ou favoriser la survenue d’une phlébite.

Le syndrome de casse-noisette (ou nutrcracker syndrome) peut, en coinçant la veine du rein gauche, être responsable d’un gonflement du rein et du passage de sang ou de protéines dans les urines, voire du développement de varices pelviennes.

Vous recevrez une information détaillée de ces maladies en consultation.

Déroulement de l’examen

L’intervention sera réalisée sous anesthésie générale ou sédation profonde (l’anesthésiste que vous verrez en
consultation vous détaillera la technique).

La dilatation veineuse comprend trois étapes principales :

  1. Mise en place du ballon au niveau de la veine bouchée
  2. Gonflage du ballon pour déboucher la veine et mise en place d’un ou de plusieurs stents
  3. Retrait du matériel et compression du point de ponction veineux.

L’intervention dur entre 1h et 2h.

Quels sont les risques de ne pas faire la dilatation veineuse ?

Vos médecins ont jugé utile cette intervention. L’abstention vous expose à une persistance ou une
aggravation des symptômes.

Quelles sont les complications liées à ce geste ?

Toute intervention sur le corps humain, même conduite dans des conditions de compétence et de sécurité
maximales, comporte un risque de complication.
Cet examen peut présenter les risques de toute angiographie (risques locaux au niveau du point de ponction, risques généraux) et ceux en rapport avec l’embolisation des varices pelviennes.

Risques de toute angiographie :

  • Localement, au niveau du point de ponction, un hématome (ou bleu) peur apparaitre. Il se résorbera
    en deux à trois semaines avec un traitement local simple.
  • Sur un plan général, les risques sont dus à l’injection du produit iodé utilisé pour le repérage veineux.

L’injection peut entraîner une réaction d’intolérance ou d’allergie. Les complications réellement graves sont
rarissimes.

Des accidents rénaux, également liés au produit iodé, sont notamment possibles chez certains sujets
atteints de maladies fragilisant le rein (insuffisance rénale chronique, diabète, myélome notamment).

Le risque de migration de produit d’embolisation dans les artères pulmonaire est extrêmement rare et est
généralement sans conséquence.

Risques propres à la dilatation veineuse (rares) :

  • la dissection de la veine (dédoublement de la paroi) : elle est traitée dans le même temps par l’implantation
    d’une endoprothèse ou stent,
  • la rupture de la veine (exceptionnelle) : elle est traitée dans le même temps par la mise en place d’un stent
    recouvert d’une membrane étanche.
  • l’embolie (migration d’un caillot sanguin) qui sera également traitée dans le même temps par exemple par
    aspiration ou traitement anticoagulant.

Consultation préalable

Le médecin radiologue interventionnel va vous voir en consultation, il est très important de lui communiquer la liste des médicaments que vous prenez et lui signaler si vous prenez des anticoagulants type anti vitamine K (Previscan, Sintrom, Coumadine), des nouveaux anticoagulants oraux (Eliquis, Xarelto, Efient, Brilique), des anti agrégants plaquettaires (Aspirine, Plavix) ou tout autre médicament qui fluidifie le
sang.

Apportez le jour de l’intervention

  1. Les résultats de votre examen concernant la coagulation et autres analyses qui auraient été
    demandées
  2. Les résultats de la prise de sang
  3. Le dossier radiologique en votre possession
  4. La liste écrite des médicaments que vous prenez.

Avant l’examen

Vous devrez prendre votre traitement usuel le matin de l’intervention.

Pour être plus à l’aise, il est conseillé d’aller aux toilettes avant l’intervention.

Après l’examen

Vous retournerez dans le service ambulatoire, pour bénéficier d’une courte surveillance post intervention, recevoir un traitement contre la douleur et vous reposer.

Les membres de l’équipe médicale vous diront à quel moment vous pourrez boire et manger. Vous devrez rester allongée une heure si l’intervention a été réalisée par voie fémorale (pli de l’aine).

Après votre retour à domicile

Une ordonnance vous sera donnée avant l’intervention, elle comporte des médicaments contre la douleur
qui peut persister la semaine qui suit l’intervention.

En cas de problème ou de question concernant l’intervention pouvez joindre le secrétariat au 05.62.48.40.20 de 8h à 18h, du lundi au vendredi ou par mail : standard@imagerie-rivegauche.fr

Si vous avez un problème après l’intervention vous pouvez joindre la continuité des soins au
05.67.77.51.52

EN CAS D’URGENCE VOUS DEVEZ CONTACTER IMMEDIATEMENT LE 15.

Dans les semaines qui suivent l’examen

Vous devrez prendre un rendez-vous d’échodoppler pelvien et/ou des membres inférieurs au moins 2 mois après l’intervention afin de vérifier le résultat de l’embolisation (diminution de la taille des varices et des symptômes, voire disparition).

Il est normal que vous vous posiez des questions sur l’examen que vous êtes amené à passer. Nous
espérons y avoir répondu. N’hésitez pas à nous interroger à nouveau pour tout renseignement
complémentaire.

Où faire cet examen ?

Clinique Rive Gauche
51 Allées Charles de Fitte

31300 Toulouse